Construire mon pitch de chef d’entreprise

« Chef d’entreprise depuis plusieurs années, je ne me suis sentie que rarement à l’aise à l’oral. Alors que je lance un nouveau projet, je voulais mettre toutes les chances de mon côté : gérer mon stress et me sentir apaisée lors de mes présentations, corriger mes « vices » posturaux et surtout articuler mes arguments pour convaincre efficacement. J’ai contacté Lydia… une écoute attentive, des conseils pertinents, un véritable coup de cœur ! Lydia m’a donné les clés pour avancer sereinement et concrètement ; m’a conseillé dans l’écriture de mes pitchs et dans la pertinence de mes arguments ; elle m’a apporté une nouvelle vision dans la prise de parole en public . Je repars en chemin, confiante, avec de véritables atouts en main!

Mathilde Plantade

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Savoir rebondir à l’oral

« J’ai rencontré Lydia lors d’un stage qu’elle animait sur la prise de parole en public au CNFPT. Elle a accepté de m’accompagner dans la préparation de l’oral du concours d’attaché territorial. Grâce à elle, j’ai pu construire une présentation beaucoup plus percutante et essayer de mieux gérer mon stress. Mon objectif était de devenir une balle rebondissante et de n’être désarçonnée par aucune question.

Malgré mon cœur battant j’ai réussi à sembler détendue et avoir un véritable échange avec les membres du jury grâce au travail que nous avons fait ensemble. Merci infiniment Lydia pour votre bienveillance, votre sympathie mais aussi votre sens de l’humour ».

Alexandra M.

Hommage d’une nation à un héros discret

Le discours décrypté d’Emmanuel Macron en hommage à Samuel Paty

L’assassinat de ce professeur de 47 ans nous a plongé dans la nuit, dans l’horreur, la peur, la tristesse, le désarroi….mais il n’est pas question d’y demeurer.

En quelques lignes, je partage avec vous un décryptage du discours d’Emmanuel Macron en hommage à Samuel Paty, hier à la Sorbonne. Comment, par la puissance de la langue, rendre hommage, apporter son soutien, rejeter l’intolérable, insuffler de l’espoir ?

Construit autour d’idées fortes, faisant appel à des valeurs profondément ancrées dans notre histoire et notre conscience collective, voici quelques clefs de lecture dévoilant les éléments qui ont conféré à ce discours toute sa force et sa justesse.

Un message personnel

Le Président annonce le choix de ne pas mentionner le « terrorisme », les « barbares »… tout en les mentionnant. Amorce surprenante il est vrai. Mais qui s’appuie sur une figure de style puissante, la prétérition, consistant à cacher pour mieux montrer l’intolérable, l’inacceptable.

Puis très rapidement, Emmanuel Macron s’adresse directement à toutes les personnes qui connaissaient  Samuel Paty. Il fait une évocation émouvante de l’homme qu’était ce professeur d’Histoire d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine.  Cette proximité choisie nous le rend familier également lorsqu’est décrite sa passion pour les livres, sa curiosité, son goût pour la transmission et pour la liberté, l’amour de son métier.

Une ode à la Liberté de penser et de s’exprimer

Ce professeur de collège a été assassiné parce qu’il enseignait la liberté d’expression et de conscience. Si l’on devait retenir une idée phare de ce discours c’est bien celle-là. Pour faire l’éloge de cette mission de « recherche individuelle de vérité », Emmanuel Macron cite alors Ferdinand Buisson. Pédagogue lui aussi, ayant cofondé et présidé la Ligue des Droits de l’Homme au début du siècle dernier, et prix Nobel de la Paix. Mentionner cet homme confère au message une portée et une puissance évocatrice forte.

Une mission d’enseignement devenue cruciale

Les enseignants et professeurs de France remplissent une noble mission, aujourd’hui indispensable, « plus essentielle que jamais », celle de faire émerger des esprits éclairés, capable de penser et décider par eux-mêmes. Cette mission que certains condamnent, il est primordial de la préserver, afin de lutter contre toutes formes de « violences », « intimidations », « résignations ». Et c’est là que le discours du Président change d’interlocuteur pour s’adresser à tous les professeurs de France, pour leur manifester son soutien et son encouragement à poursuivre cette noble mission.

La Liberté a un visage 

En faisant de Samuel Paty le« visage de la France » le message prend toute sa force, car cette allégorie vient magnifier ce « héros tranquille », qui incarne des valeurs qui nous sont chères comme celle de Liberté.  Cela permet aussi de rendre hommage à un héros discret comme parmi tant d’autres et auquel de nombreuses personnes peuvent s’identifier. Chacun de nous est appelé à se responsabiliser pour le maintien de cette Liberté.

La Liberté est une arme

Par le jeu des contrastes « eux » /« lui », les valeurs de Liberté, de laïcité, d’égalité des chances sont mises en opposition à la « violence », à la « bêtise », aux « mensonges », aux « amalgames », à la « haine de l’autre ». Elles deviennent ainsi des armes absolues, rendant le peuple français invincible… l’emploi du « nous » prend alors la première place pour poursuivre cette mission : « Nous continuerons ». Il est fait appel au sentiment d’appartenance, à l’unicité d’un peuple français qui résistera toujours.

Une lumière qui ne s’éteindra pas

Cet évènement nous a plongé dans la nuit, dans l’horreur, la peur, la tristesse, le désarroi….mais il n’est pas question d’y demeurer.

Dans le prolongement de l’esprit des « Lumières », plus que jamais il s’agit de continuer à lutter contre l’obscurantisme, de promouvoir les connaissances, de défendre la tolérance et le respect de l’autre : l’emploi de la métaphore marque les esprits : « les « Lumières » ne s’éteignent jamais ». Oui, il sera toujours possible en France de débattre, d’argumenter, de faire preuve de « persuasion aimable », d’acceptation des différences.

Faire appel à notre culture et aux valeurs communes confère au discours une dimension universelle, touchant ainsi l’esprit et le cœur de chacun.

Ainsi, par la justesse des mots choisis, par l’appel aux valeurs universelles, à l’identité et à la fierté du peuple français, le Président de la République a su livrer hier un hommage à la fois vibrant et puissant qui marque nos consciences.

Stressé? Conseils pour réagir à temps

La rentrée est souvent l’occasion de remanier des priorités pour concilier bien-être et performance, équilibre vie professionnelle/ vie privée. Les congés permettent de se ressourcer et de redémarrer avec un regain d’énergie. Mais reprendre son travail « comme avant » lorsque tous les indicateurs de l’épuisement étaient déjà allumés, est une erreur à éviter.

Voici quelques conseils pour pouvoir agir dans une démarche volontaire et réaliste :

Les sources de stress sont multiples : sachez les identifier

Nous réagissons à notre environnement selon nos propres filtres, notre tempérament, notre personnalité. Nos croyances, nos certitudes mais aussi nos craintes nous font interpréter les évènements que nous vivons d’une manière qui nous est propre. Les indicateurs physiologiques du stress se manifestent alors : boule au ventre, tensions dans la nuque et dans le dos, irritabilité, difficultés à respirer, troubles du sommeil qui s’installent.

La première chose à faire est de trouver l’origine de ce stress : les stresseurs au travail appelés également facteurs de stress peuvent être multiples. On peut toutefois les distinguer en deux catégories selon leur source. On trouve :

  • Des sources de stress externes : pression, rythme de travail sont les plus courants. Mais également les nombreuses interruptions et sollicitations qui vous empêchent de vous concentrer et réduisent à néant votre sentiment d’efficacité. On trouve aussi des tensions relationnelles, une mauvaise ambiance, voire des conflits. Egalement des changements récurrents, une désorganisation dans le service….
  • Des sources de stress internes, c’est à dire qui proviennent de notre univers psychique, mental : toutes sortes de pensées qui vont agir sur vous comme un frein à l’action : « je n’y arriverai pas » ; « qu’est-ce qui va encore me tomber dessus aujourd’hui » : « pourvu que je termine à temps ce dossier sinon… » ; « il faut absolument faire vite » ; « ça va être l’enfer » ; « encore une réunion qui ne sert à rien… »

Si à cela vous ajoutez une faible dose de confiance en soi, et qu’en plus vous cumulez les deux types de stresseurs, le cocktail est prêt à exploser !

Que faut-il faire alors? Reprendre depuis le début et analyser des situations concrètes.

Revisitez les situations les plus stressantes au travail

En opérant une relecture des situations, échanges, évènements, actes manqués, malentendus , petits irritants et grandes contrariétés, vous parviendrez à faire un travail de mise à distance pour mieux comprendre et donc analyser ce qui vous arrive et finit par vous peser au quotidien.

Sachez donc gagner en clarté! Car dans bien des cas le rythme de travail et les défis quotidiens brouillent notre perception et nous tombons dans des pièges cognitifs classiques « ça va aller » « il faut que ça tienne » « ils comptent sur moi, je ne peux pas les lâcher » et j’en passe. Je rencontre régulièrement des personnes qui se tiennent ce type de discours.

Ce qui mène à des problèmes de santé… pouvant aller jusqu’au burnout.

Mesurez l’impact du stress sur votre santé

Hans Selye, endocrinologue hongrois, met en évidence le Syndrome Général d’Adaptation au début du XX ème siècle. Il y décrit les réactions à court et à long-terme de notre corps face au stress. Il a mis en évidence les processus qui, dans la durée, peuvent mettre à mal nos limites mentales et physiques. Car les hormones sécrétées lors des trois phases du stress ont un réel impact sur notre corps, loin d’être anodin pour notre santé.

  • un stress aigu car intense, de courte durée entraînera une réponse immédiate mobilisant notre énergie au cours d’une première phase dite phase d’alarme. C’est l’Adrénaline qui va nous préparer à la fuite ou au combat en amenant davantage d’oxygène aux organes pour nous préparer à agir rapidement et ainsi nous protéger. Car s’il est bien une fonction première de notre cerveau c’est celle d’assurer notre survie avant le reste! Il serait donc injuste de dénigrer le stress, qui assure notre survie ! Mais tout est question de durée…
  • un stress chronique ainsi appelé car s’installant dans la durée, celui que l’on connait le plus souvent…. au travail! Les sources de stress sont toujours présentes alors notre organisme comprend qu’il faut tenir dans la durée. C’est ce que Selye nommait la phase de résistance, augmentant, via la libération de cortisol dans notre organisme, le taux de sucre dans le sang, source d’énergie nécessaire pour réussir à faire face dans le temps.

Acceptez vos limites

Si l’on ne fait rien pour apporter un changement à quelque niveau que ce soit, personnel, relationnel, organisationnel, émotionnel, … si l’on n’agit pas sur une ou plusieurs de ces sources de stress, on entre alors dans ce que nous connaissons maintenant sous le terme de burnout. Cet épuisement (professionnel mais il peut-être aussi familial, parental…) apparaît lorsque nos ressources sont taries.

C’est la troisième phase du Syndrome Général d’Adaptation. Certains d’entre vous le connaissent pour l’avoir sans doute déjà vécu dans toute son intensité. Lorsqu’on écoute les personnes qui en arrivent à ce stade, il semble clair que le burnout laisse des marques, des blessures à la fois physiques et psychiques. Qu’il s’agisse de pathologies qui s’installent, d’une confiance en soi fragilisée qui est à reconstruire, d’une vision de l’avenir faite de perspectives plutôt sombres… les témoignages sont nombreux et attestent de cet ébranlement, d’une perte de repères, d’une perte de soi :

« Je ne me reconnaissais pas, je n’étais pas moi-même » ; « Je me sentais impuissant, je ne savais pas quoi faire » ; « Je n’étais plus rien » ; « Si j’avais su avant, j’aurai fait quelque chose »

Les représentations liées au monde du travail ont évolué en quelques siècles.

D’un travail perçu avant tout comme utilitaire, remplissant les poches et les marmites, nourrissant des familles, nous sommes passés à une représentation liée à l’épanouissement personnel : nous attendons aujourd’hui de notre vie professionnelle qu’elle donne un sens à notre vie, nous permette de nous accomplir en tant qu’humain et citoyen, de nous réaliser. Notre travail nous confère une identité sociale, un rôle dans la société. Nous y associons également notre propre valeur personnelle, parfois même il devient pour certains une raison de vivre, le seul objet d’investissement.

Vous l’aurez compris, lorsque ce travail ne remplit pas les conditions de cet épanouissement, qu’il devient source de nombreuses frustrations, cause de mal-être voire de souffrances, la chute est rude….c’est pourquoi il faut agir.

Agissez… à temps!

Il est question de sortir d’une situation d’impuissance dans laquelle vous vous trouvez peut-être aujourd’hui, pour aller vers un mieux être au travail, une qualité de vie, un équilibre à la fois physique et psychologique en mobilisant des énergies individuelles et collectives.

Concrètement, cela peut prendre diverses formes :

  • S’attaquer aux sources du stress en les ayant identifié au préalable ;
  • Agir sur les symptômes du stress, ses manifestations corporelles par de multiples des techniques (méditation, relaxation, sophrologie, yoga…) ;
  • Alerter votre organisation sur votre situation en mettant l’accent sur les facteurs de risques psychosociaux qui pèsent sur votre quotidien : gardez à l’esprit que votre employeur a l’obligation d’assurer votre santé et votre sécurité physique et psychologique (article L. 4121-1 du Code du travail). Il lui revient d’évaluer ces risques, et de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés. Je vous invite à explorer le site de l’Institut National de Santé et de Sécurité au Travail très riche d’informations INRS ;
  • Faire le point sur ce qui est de l’ordre de l’acceptable ou pas, de vos priorités, de vos valeurs primordiales ;
  • Apprendre à prendre du recul sur certaines situations, seul ou à travers un accompagnement qui vous amène vers une réelle autonomie, car mieux outillé pour avancer et vous adapter aux diverses situations de la vie.

J’espère vous avoir alerté sur la nécessité de prendre au sérieux les stress et ses premières manifestations avant que son impact ne soit délétère. N’attendez pas d’atteindre des limites qui ébranlent votre corps, votre esprit, votre confiance et la qualité de vos relations familiales.

Prenez soin de vous en commençant par faire le point de votre niveau de stress, de ses sources et ses impacts pour reprendre les rênes de votre vie.

Coaching professionnel : Garder le cap !

« Lydia m’a accompagnée durant une année entière et je ne peux que l’en remercier chaleureusement. Sa bienveillance, son écoute, ses conseils avisés m’ont permis de gérer au mieux mes nouvelles missions dans un contexte délicat. Elle a su me donner confiance en mes choix, tout en restant en restant très attentive à la nécessité de me protéger du stress, de la pression liée à mes fonctions.

Elle a été pour moi une véritable alliée au cours de l’année passée. C’est une professionnelle remarquable, que je recommande sans retenue. »

Christelle R.

Réussir à un oral d’appel d’offre !

Le coaching d’équipe avec Lydia a été efficace parce qu’il a permis d’avoir un regard extérieur et critique de notre prestation à un oral d’appel d’offres. Après un bref temps explicatif sur les incontournables de l’oral (enjeux, erreurs à éviter) nous avons réalisé plusieurs versions filmées. Les debriefs et réajustements ont été très enrichissants. Autre avantage : gonfler la confiance en soi , surmonter le trac, et se sentir une vraie équipe!

Cela a été une brève et intense expérience qui a amélioré notre prestation le jour J.

Sylvain T.

Réussir vos prises de parole en 6 points

Comment se fait-il que telle personne possède ce petit quelque chose que l’on nomme éloquence et que d’autres n’ont pas ? Pour quelle raison, lorsque votre collègue de travail prend la parole en réunion, l’ensemble de l’auditoire est attentif et que cela n’est pas forcément le cas pour vous ? Est-ce juste une question de charisme ? Dans quelle mesure l’intelligence compte dans une prise de parole réussie ? Faut-il avoir du pouvoir pour être entendu ? Qu’est-ce qui distingue un discours plat d’un discours mobilisateur qui emporte les personnes présentes ?

Ce sont là des questions que tout un chacun se pose à l’occasion de prises de paroles impactantes ou bien qui, au contraire, manquent totalement leur cible. Parfois l’on se dit quel dommage ! Le contenu de la présentation était intéressant mais desservi par un ton monocorde, un manque d’entrain, un dos tourné et un doigt pointé vers un support visuel truffé de texte alors que notre cerveau déteste ça à l’oral !

Pour en finir avec les idées reçues et aller à l’essentiel, je vous propose de partager 6 conseils qui me semblent incontournables pour préparer une prise de parole réussie.

1- Votre parole doit servir une intention

Quoi de pire que de parler pour ne rien dire ! On de démasquer une personne qui adore s’écouter parler ?

Nous avons tous entendu des discours ou des présentations emplis de mots creux, avec, au bout de longues minutes à tenter des rester concentrés, la sensation de ne rien avoir retenu du message !

La première question à vous poser et à laquelle doit être capable de répondre la personne qui vous écoute est :

Quelle est donc l’intention derrière le discours ?

S’agit-il de :

  • transmettre des informations -> informer ?
  • les rendre accessibles à son auditoire -> expliquer ?
  • faire adhérer à une cause -> mobiliser ?
  • remonter le moral de vos collaborateurs -> motiver ?

Je vous invite à faire cet exercice avec le discours du jeune Clément Choisne à la remise des diplômes à l’École Centrale de Nantes.

La parole est toujours au service d’une intention, qu’il s’agisse d’une cause ou bien d’une personne que l’on va défendre. Quelque soit le cas de figure, elle se doit de répondre à un objectif.

Avant de vous lancer dans la « rédaction » votre pitch, de votre présentation, posez-vous donc la question : pourquoi je parle ? Cela peut paraître simpliste mais va vous aider à construire le fil rouge de votre message. C’est ce fil rouge qui vous permet de ne pas perdre le fil justement, et de ne pas perdre non plus votre auditoire.

2- Votre parole doit être attentive à l’autre

Les études le montrent, nous décrochons tous au bout de 10 minutes. Il est question d’attention de l’auditoire, à avoir de sa capacité de celui-ci à rester concentré, à écouter pleinement ce que vous dites.

Il est également question d’attention que vous allez porter aux personnes en présence, et ce à double titre :

  • Qui sont les personnes composant mon auditoire ?
  • Quel intérêt je leur porte ?
  • Comment je vais m’y adapter ?

Pour répondre à la première question, le travail se fait en amont, à savoir avant la phase de présentation à proprement parler. Dans la mesure du possible vous répondrez le plus précisément à la question : à qui je m’adresse ? Car c’est bien un exercice de communication donc qui implique un destinataire. Pour cela, vous récolterez des informations précieuses : leur niveau de connaissance du sujet que vous allez traiter, leur degré de résistance, les éventuels freins qui pourraient se manifester le jour J, les doutes, les questions qu’ils se pourraient se et vous poser…

Bien connaître votre auditoire, c’est vous assurer une qualité d’écoute par la justesse de votre message, car il aura plus certainement atteint sa cible.

Pour répondre à la seconde question, celle de l’intérêt, cela peut sembler anodin, voire futile, mais il n’est pas de prise de parole réussie sans réelle connexion avec son auditoire. Il s’agit de créer un lien quel qu’il soit, quelque chose que vous allez partager avec lui. Cela peut se situer au niveau des valeurs, du domaine d’expertise, mais aussi des émotions. Je démarre très souvent mes formations et coachings d’équipe en disant que je suis ravie d’être là ce jour-là, avec ces personnes-là… d’abord parce que cela est vrai, ensuite parce que cela a du sens pour moi et enfin parce que cela confère une belle intensité à mon travail auprès des personnes que j’accompagne.

Enfin, pour répondre à la troisième question, la beauté de l’exercice consiste à se voir et à s’écouter parler (dans le bon sens du terme), tout en observant votre public qui vous fournit une mine d’informations visuelles sur ses émotions qui le traversent : l’intérêt, l’ennui, la gêne, la surprise, le plaisir… sur lesquels vous pourrez vous appuyer.

3- Votre parole doit être authentique

Les professionnels et formateurs en techniques de communication le savent bien, il est question ici de ce que l’on nomme la congruence, à savoir l’alignement, la cohérence entre ce que vous dites, ce que vous pensez et ce que vous ressentez.  Notre capacité sensorielle et cognitive à appréhender puis à traiter les informations de notre environnement nous éclairent sur l’efficacité d’un prise de parole :  de la même manière que notre cerveau n’admet pas la négation (essayez donc de ne pas penser à un chat noir là tout de suite), de la même manière le visuel passe avant le reste, à savoir qu’il va d’abord croire ce qu’il voit avant de croire ce qu’il entend. Pour exemple, vous n’accorderez pas votre crédit à une personne se disant très à l’aise en public et présentant dans le même temps des manifestations qui disent le contraire : tremblements, transpirations, rougeur ; ni à une gestuelle en contradiction avec les propos : vous dire « nous avons un petit problème » en écartant largement les bras ; ni à un « je vous écoute » tout en tapotant sur son écran de téléphone ou sur son clavier d’ordinateur… Les exemples sont nombreux.

La congruence est naturelle lorsque le propos vient du cœur, des tripes, bref de ce qui vous porte, vous anime. Découvrez Luma Mufleh lors de sa prise de parole sur TED, est à ce titre un bel exemple d’intention servie par un langage corporel totalement en accord.

4- Votre parole doit être construite

Selon Aristote, philosophe Grec et maître incontesté de la rhétorique antique, il est important d’être clair avant d’être compris, d’avancer des arguments qui auront du poids dans l’esprit des personnes. Certes, un vocabulaire explicite, accessible à votre auditoire, et des phrases courtes participent de la clarté de votre parole. Mais c’est la construction de votre message, le logos (« parole » en grec mais aussi logique) qui apporte au discours sa force de conviction. Cette logique repose sur des faits, des chiffres, des exemples qui confèrent de la puissance aux arguments avancés.

Parce que de notre esprit filtre les informations entendues selon nos intérêts, nos cadres de références, nos valeurs, il est primordial de s’appuyer sur les idées phares du message entendu. Il s’agira de les agencer savamment afin de donner l’impression que cela coule de source, ce qui apporte clarté voire limpidité à votre parole.

«  La première qualité du style c’est la clarté »

Aristote

Comment savoir si votre message a été clair ? Posez-vous la question suivante : mon mon auditoire est-il capable de restituer les trois idées principales de mon message à l’issue de ma présentation ?

Il ne s’agit pas tant de demander s’il l’on a été compris, mais plutôt, de s’interroger sur sur ce que les autres ont pu retenir de votre présentation.

En apprenant à analyser les discours des bons orateurs, vous saurez construire l’ossature de vos prises de parole et atteindre l’esprit de vos interlocuteurs. Prenez le temps d’observer la construction du Discours sur la misère d’un grand orateur, Victor Hugo, prononcé à l’Assemblée le 9 juillet 1849

5- Votre parole doit être une respiration

La voix est portée par notre souffle de vie. C’est par l’air que les sons arrivent aux oreilles de nos auditeurs. Sans doute avez-vous déjà remarqué que lorsque vous êtes stressé, vous manquez d’air… votre présentation se déroule alors en apnée avec ce que cela peut générer d’inconfort pour vous et votre public également. Autant dire que le souffle est un élément incontournable à prendre en considération à plus d’un titre :

  • Avant de prendre la parole, il permet de se relaxer. Nous le savons, le trac est présent chez tout le monde, il s’agit de maintenir le curseur à un niveau acceptable (voir mon précédent article combattre le trac à l’oral) ;
  • Respirer amplement avec le haut du corps mais également par le ventre, libère votre cage thoracique, votre colonne d’air ;
  • il permet de porter sa voix qui va se moduler selon la taille de la salle dans laquelle vous vous trouvez, la proximité de votre auditoire afin d’être entendue par l’ensemble des personnes présentes.

Pour l’illustrer, observez Philippe Le Bouteiller 1er prix de la finale de MT180 en 2018 :  la modulation de sa voix mais également le langage de son corps rendent le message à la fois explicite et très vivant.

Pas de respiration sans ruptures de rythme, de temps de pause, ces micro silences qui, dosés à bon escient, placés au bon endroit, augmentent l’impact de votre prise de parole.

6- Votre parole doit être vivante

S’il est une différence majeure entre l’oral et l’écrit, c’est la légèreté de vos paroles…qui s’envolent !

Pour la simple et bonne raison que la capacité attentionnelle de votre auditoire est de courte durée. Toutes les dix minutes les personnes en face de vous ont des moments de décrochage, et pas toutes en même temps… mais ne désespérez pas ! Il s’agit d’interpeller, de rechercher le contact visuel, de se mouvoir, de faire des temps de pause.

La clef : créer une connexion avec le public.

Comment savoir si vous avez persuadé ? En faisant vibrer, réagir, adhérer votre auditoire. Ici les émotions ont toutes leur place et Aristote une fois de plus l’avait bien compris. Faire appel aux émotions (pathos) qu’il s’agisse de surprise, de plaisir avec un trait d’humour, de peur, de tristesse avec des paroles poignantes. Le texte du discours “Yes we can” de Barack Obama fait appel à des références propres au peuple américain mais aussi à des valeurs universelles, au-delà de toute appartenance sociale.

Avec ces quelques conseils, que votre parole soit !

Paroles de confinés

« Notre établissement universitaire nous a proposé des séances de partage et d’écoute réciproque sur notre expérience du confinement et du déconfinement et dans la perspective d’une reprise d’activité sur site. J’ai pu apprécier le professionnalisme de Lydia, sa capacité de synthèse, de reformulation et d’éclairages ponctuels à l’issue des interventions de chacun ainsi que son rôle discret et efficace dans la distribution de la parole. Ces échanges m’ont donné des outils concrets pour aborder autrement des rapports interpersonnels que le déconfinement et la fatigue engendrée avaient contribué à détériorer. J’y ai aussi découvert des collègues inconnus jusqu’alors, et cela a contribué à me faire prendre conscience de notre diversité au sein de l’université, de nos valeurs communes et de la ressource que constituent de tels temps de parole et d’écoute. Ils permettent de créer entre nous, membres du personnel, enseignant ou dans les services, titulaires ou contractuels, des liens qui resserrent, porteurs pour l’avenir et qui libèrent de situations compliquées quand elles sont abordées de manière isolée. »

Emmanuelle Bonneau, Maître de Conférences en Aménagement de l’Espace et Urbanisme – Université Bordeaux Montaigne

Coaching professionnel : se révéler

« J’ai eu la chance de bénéficier d’un coaching professionnel avec Lydia. J’ai beaucoup apprécié sa souplesse, son grand sens de l’écoute, sa bienveillance, son naturel, sa simplicité, son humour. On se sent bien en sa présence et cela est propice à oser avancer vers la prise de conscience de nos propres obstacles  et vers une libération pour se révéler pleinement. J’ai également apprécié sa disponibilité, son soutien, sa confiance, ses outils très concrets.

J’ai passé le cap, le résultat a été au rendez-vous !    »    

Alicia T.

Et maintenant ? Leçons post-confinement

Le management en temps de Covid 19 a révélé de nombreuses disparités dans la façon de vivre notre rapport au temps, au travail, au stress, de se découvrir plus ou moins tolérant face à l’incertitude. De la gestion de l’urgence, de l’accompagnement des hommes au jour le jour, en un mot, de l’ici et maintenant, nous glissons vers une réflexion nécessaire sur l’avenir, à la lumière des évènement passés.

Pour que cette réflexion puisse avoir lieu, individuellement et collectivement, au sein des entreprises, des collectivités, il me paraît plus que jamais primordial de se poser les bonnes questions.

Il est temps de mesurer l’impact du télétravail

De nombreux collaborateurs, collègues poursuivent en télétravail.  Si ce mode distanciel est plébiscité par la plupart des salariés (jusqu’à 80% en selon l’enquête Kantar), et présente des avantages  certains (gain de temps sur les trajets, pouvoir avancer à son propre rythme, concentration…) force est de constater qu’il comporte également des inconvénients majeurs : charge mentale plus lourde, davantage d’informations à traiter, passage par la communication écrite chronophage avec son lot d’interprétations erronées, d’aller-retours voire des tensions pouvant dégénérer en situations conflictuelles, des problématiques de « management toxique aggravé » (Le Monde du 23/05/20).

À cela s’ajoute pour certains un vrai sentiment d’isolement voire de souffrance invisible. Connaître l’impact de ce mode de travail sur ses collaborateurs est indispensable afin de pouvoir réajuster son mode de management.

Il est temps de changer de temporalité

Ces dernières semaines ont pu révéler des forces et dans le même temps souligner des difficultés dans l’accompagnement des équipes. Il n’est plus à prouver que les managers doivent redoubler de vigilance en matière de risques psychosociaux, mais s’en tenir à de la prévention ne suffit pas. Plus que jamais en pareilles circonstances, nous éprouvons un besoin de lien mais également de connaître la valeur de ce que nous produisons, à moyen, long terme (The conversation)

Le Covid 19 nous a stoppé net dans notre élan. Cette crise nous a contraint à vivre au jour le jour, avec un sentiment d’urgence qui a mobilisé toutes nos capacités d’adaptation.

Le présent, l’action ont occupé la première place. Il s’agit désormais de penser à demain. Comment?

En relisant les évènements passés et leur façon qu’ils auront eu de s’inscrire dans l’histoire et la culture de l’entreprise et en co-construisant une vision commune.

La reprise s’amorce avec ses tâtonnements et la tentation de reprendre de vieilles habitudes sans remettre en doute leur pertinence, leur efficience.Ce serait oublier la nécessaire réflexion individuelle et collective qui permet de continuer à avancer, en confiance et à se projeter dans l’avenir. Ce serait faire l’impasse sur une formidable occasion de sortir renforcé de cette navigation en eaux troubles.

Il est temps de se poser les bonnes questions

Les changements vécus ces dernières semaines ont ébranlé certaines de nos habitudes, croyances, jusque-là incontestées.

Le recul est nécessaire pour permettre une mise à plat de ce qui a fonctionné ou pas, des bonnes pratiques qui ont pu émerger et que l’on aurait envie de s’approprier à l’échelle d’un service ou de toute l’organisation, des formidables qualités et compétences qui ont pu voir le jour chez certaines personnes. Un état des lieux de ce que l’on est en tant qu’individu, collaborateur, manager, dirigeant. Des valeurs qui nous portent et du sens que l’on souhaite donner à notre action.

Il convient de se demander :

  • Quels enseignements sont à tirer des évènements passés selon vous ?
  • Votre culture d’entreprise s’en est-elle retrouvée renforcée, ou bien manque-telle cruellement pour fédérer, mobiliser, donner du sens à l’action pour la période à venir ?
  • Votre style de management s’est-il rigidifié générant des tensions, de l’anxiété une perte d’autonomie, de confiance parmi vos collaborateurs ?
  • Qu’en est-il du niveau de coopération de vos équipes en télétravail ?
  • Comment est perçu votre mode de communication ?
  • Les relations  interpersonnelles sont-elles de qualité ?
  • Êtes-vous satisfait de la façon dont sont gérés les conflits  ?
  • Vos marques de reconnaissance du travail et des efforts fournis sont-ils suffisants et bien ciblés ?
  • Comment prenez- vous soin de vous pour poursuivre votre mission dans la durée ?

Si vous vous interrogez sur ces points, sans doute il est temps pour vous  de :

Revisiter votre posture et votre pratique managériale

Capitaliser sur les réussites et épreuves surmontées individuellement et collectivement

Identifier les leviers de mobilisation de vos équipes pour maintenir leur niveau d’engagement

Clarifier collectivement les valeurs qui vous unissent et font la culture de votre organisation, à la fois référentiel commun et facteur de résilience

Faire des contraintes un gisement d’opportunités

J’ai passé mon oral en confiance

« Diplômée de Sciences Po Paris, j’ai beaucoup apprécié les conseils de Lydia en préparant le concours de la Banque de France. Concours que j’ai réussi avec succès ! Lydia est très professionnelle, je valorise ses compétences en psychologie. Elle sait trouver les mots justes pour motiver un candidat à donner le meilleur de lui-même…. ce qui au fond est le plus important ! »

Cécile F.

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