Sciences Po Paris casse les codes de la sélection


Exit les épreuves écrites d’entrée en première année à Sciences Po Paris, place à l’oral !

Pour « s’ouvrir à une plus grande diversité des parcours et des origines » selon son directeur Frédéric Mion, les conditions d’entrée à Sciences Po changeront dès 2021.

L’accent sera mis sur la personne

Une sélection plus personnalisée, basée sur le dossier (notes du lycée, résultats du BAC, rédaction d’un essai personnel) ET sur un oral de motivation. La réforme du Baccalauréat, avec la mise en place du grand oral, va dans le même sens.

S’il n’est pas de preuve scientifique sur le pouvoir plus ou moins discriminant de l’oral par rapport à l’écrit, force est de constater que l’oral nous différencie les uns des autres car il est une compétence acquise socialement. En effet, notre façon de parler, nos codes vestimentaires, posture, langage du corps et des gestes sont marqués socialement. Et ce n’est pas au sortir de l’école que les compétences en éloquence sont acquises, en tous les cas, pas pour l’instant.

Au sein d’un même milieu social, les disparités existent également, quant à la richesse du vocabulaire employé, la construction des phrases, l’aisance à s’exprimer. Faisons entrer également un autre élément de différenciation, plus subtil, ô combien crucial pour un oral de sélection : l’estime de soi et ses deux alliées qui sont la confiance en soi et l’affirmation de soi. Pas de déterminisme social ici mais une disparité réelle qui peut faire la différence le jour de l’épreuve.

En tant que juré de sélection pendant de nombreuses années, j’ai vu défiler des profils extrêmement variés. Au cours de cet oral, il est question pour le jury de trouver les « étoiles dans les yeux » des candidats, de mesurer leur représentation des années d’études à venir, leur capacité à se projeter dans un avenir professionnel où ils auront leur place, de tester leur motivation, élément clef de la sélection.

L’impression que laisse un candidat sur les membres du jury est le résultat d’une alchimie subtile combinant les mots dont certains résonneront encore, le non verbal, ce « je ne sais quoi » d’implicite, d’émotionnel que seul l’oral fait apparaître.

Car l’oral est avant tout une rencontre

Une rencontre avec l’altérité, la richesse, la singularité d’une personne. C’est pourquoi il a toute sa place dans un processus de sélection et il convient de mesurer son importance.

Certes, la compétence orale en tant que telle reste incontournable, et il n’est plus à démontrer qu’elle nécessite une préparation en amont.

En aidant les personnes que j’accompagne à connaître les codes et les implicites de cette rencontre, en les aidant à « accoucher » (oui c’est bien le mot juste) non pas des mots mais de LEURS mots, à clarifier leur pensée, je contribue à augmenter les chances de certains. En faisant en sorte qu’un individu convaincu soit également convaincant car cette rencontre aura été possible.

L’aisance à l’oral, une compétence à acquérir très tôt

Oui, l’école d’aujourd’hui en France a encore du chemin à parcourir, pour accorder toute sa place à l’expression d’une parole qui ne soit pas uniquement formatée : récitations, exposés, Fables de la Fontaine (… que j’adore !).

L’école a le devoir de favoriser l’expression d’une parole singulière, unique, qui défende des idées, qui exprime des émotions, qui rencontre la différence. L’école joue ce rôle primordial de promouvoir des esprits éclairés, à travers une parole libre, qui nous donne confiance en soi et aux autres et qui nous apprenne la tolérance.

Bref, une parole éclairée, citoyenne et respectueuse de chacun.

On a tous à y gagner!

Managers, burnout et qualité de vie au travail


Un article des Echos du 17 juin indique qu’un cadre sur deux est concerné par le burn-out que l’on appelle aussi syndrome d’épuisement professionnel. Non seulement les cadres sont fragilisés, mais aussi il ne faut pas oublier qu’ils ont un rôle crucial à jouer dans la prévention des Risques Psychosociaux chez leurs collaborateurs!

En cette semaine pour l’amélioration de la qualité de vie au travail, commençons par sensibiliser TOUS les acteurs des entreprises, des collectivités sur une réalité, le burn-out encore trop souvent silencieuse, dont les dégats pourraient être évités. Commençons par :

Communiquer

  • INFORMER sur les causes et mécanismes psychologiques et physiologiques de cet épuisement pour aider chaque acteur à mieux comprendre les ressorts, enjeux de ce processus pour l’humain et son organisation, à commencer par l’identification des facteurs de risque

Développer les compétences

  • FORMER en particulier les managers sur ces risques, aidons les à revisiter leur posture managériale sous le prisme de la qualité de vie au travail, y compris la leur, développer une qualité et une intelligences relationnelles, des compétences en gestion de conflits et prévention du stress, pour être à l’écoute de chacun, connaître ses facteurs de motivation au travail, tels que le besoin de se sentir utile, d’être efficace, autonome, d’être reconnu …
  • RAPPELER enfin qu’il s’agit là d’une obligation de l’employeur de veiller à la sécurité et intégrité physique ET psychologique de ses salariés! http://www.inrs.fr/

Ne jamais renoncer

  • RÊVER encore et toujours d’un monde professionnel dans lequel les mots reconnaissance, confiance, autonomie, communication respectueuse de soi et des autres riment avec performance, efficacité, travail d’équipe, plaisir!

Qui prend soin de ce maillon essentiel ?

Comment se démarquer à un oral d’appel d’offres ?


Les cinq clefs à connaître

Mon précédent article exposait les raisons qui peuvent amener une personne à bénéficier d’un accompagnement professionnel. Aujourd’hui je vous invite à réfléchir sur les ressorts d’un oral de réponse à appel d’offres réussi…. afin de mieux vous démarquer !

1) Un contexte précis, proche de l’oral de concours

Répondre à un appel d’offres c’est tenir compte de critères bien spécifiques :

  • Une contrainte de lieu : vous ne choisissez pas l’endroit où se déroulera l’oral
  • Une contrainte de temps : la présentation est minutée pour tous les candidats
  • La présence d’un jury composé d’experts et de non techniciens
  • Une partition à plusieurs : une distribution des rôles et des enchaînements très précis
  • Pour certains, un trac à maîtriser car l’exercice ne va pas de soi

2) Une parole convaincante, qui diffère du dossier écrit

L’enjeu est de taille : il est bien de convaincre le client car il est question que vous remportiez un marché.

Convaincre, c’est s’adresser à la raison, à l’intelligence de votre auditoire, en s’appuyant sur des arguments préalablement choisis. Tout l’art de la rhétorique réside dans la manière de présenter les arguments, les idées force, qui fassent un écho puissant avec les attentes du client.

Non seulement ces arguments auront été choisis et agencés de telle sorte que la présentation paraisse logique et cohérente, mais aussi il s’agit que votre présentation se distingue de la réponse écrite.

En effet le client dispose déjà du document écrit, qui répond à l’ensemble des éléments demandés dans le cahier des charges. Un copier-coller serait rébarbatif à écouter, alors…

Comment faire ? Que choisir ? Quelle carte jouer ?

Celle de la séduction ! Et pour cela, préalable INDISPENSABLE : votre connaissance du client.

3) Une bonne connaissance de votre auditoire

Bien connaître votre auditoire, c’est savoir déceler l’état d’esprit, les priorités, les valeurs, les contraintes de chaque membre qui compose le jury. C’est savoir quelles sont les attentes précises. Ceci afin d’y répondre au plus près d’un point de vue technique, organisationnel, financier.

Un travail de reformulation s’impose, vous devez être d’autant plus concis et clair à l’oral en présentant de votre offre. C’est rechercher en amont les mots clefs, afin de traquer les valeurs sous-jacentes auxquelles il tient, pour mieux y répondre lors de la présentation, bref, ce qui fera mouche !

C’est aussi anticiper les questions, les résistances, les doutes. On ne dira jamais assez l’importance de vous mettre dans la tête du client !

Et votre auditoire, avant tout, a besoin d’être rassuré, sur deux points majeurs :

  • Votre crédibilité / autorité/ professionnalisme
  • La qualité de votre offre

Pour cela, il faut être clair et concis, deux qualités incontournables d’un oral de qualité, où les émotions ont aussi un puissant rôle à jouer.

4) Une vraie résonance émotionnelle

Quelle place pour les émotions dans un oral d’appel d’offre me direz-vous ?

Si la pertinence de votre présentation repose sur des arguments, ce qui relève de l’esprit rationnel, logique 

… Son impact tient aussi à ce qui va faire écho en eux.

Susciter la surprise, l’étonnement, l’intérêt, la proximité, la confiance !

Là réside la subtilité de votre démarche. Certes, vous cherchez à convaincre mais aussi à persuader.

On touche ici au cœur des personnes en face de vous :

  • Faites appel aux valeurs du client et celles de votre entreprise
  • Evoquez le plaisir de travailler ensemble, de faire équipe
  • Transmettez la force de votre engagement vis-à-vis du client
  • Autorisez-vous des pointes d’humour

5) Une belle partition à plusieurs

Ça y est ! vous y êtes presque… les parties à présenter, leur articulation, vos supports visuels sont au point.

Le timing est calculé, vous êtes dans les temps. La répartition des rôles de chacun est faite selon son expertise…

Il ne reste plus qu’à vous entraîner en équipe !!!

S’entraîner pour traquer les tics de langage, les gestes parasites, gagner en souplesse, en fluidité, maîtriser son trac, avoir plus d’impact, transmettre sa force de conviction, bref,

In-dis-pen-sa-ble pour augmenter vos chances de gagner, et…

passer de la récitation à l’éloquence !

Loya vous accompagne pour vous entraîner et gagner en éloquence
www.loya.fr

Et si le coaching professionnel était pour vous?


4 bonnes raisons d’être coaché

Il est de ces démarches qui ne sont pas spontanées, ni évidentes pour certains.

Il est de ces « coachs » qui peuvent laisser perplexes.

Or le coaching professionnel peut être un véritable atout dans votre évolution, quelle que soit votre fonction dans l’entreprise ou votre collectivité.

Voici présentées les principales raisons qui pourraient vous amener à choisir d’être accompagné un temps par un professionnel.

1) Vous rencontrez des difficultés récurrentes et avez du mal à en sortir

Vous prenez conscience que vous êtes un peu trop souvent en difficulté au travail.

Sans doute vos facteurs de stress ne pas encore tous encore clairement identifiés : pression, organisation, environnement, management, relations insatisfaisantes voire conflictuelles ?

Peut-être que vous venez de prendre un poste à responsabilité, et que vous vous sentez démuni face à certaines situations. Des réunions que vous animez qui tournent mal, une démobilisation de vos collaborateurs, des difficultés de communication au sein de votre service qui freinent les projets, et j’en passe.

Laurence J. Peter et Raymond Hull décrivaient déjà dans les années 70, comment, au sein d’une organisation, nous pouvons nous retrouver promus jusqu’à atteindre un niveau hiérarchique qui nous rend incompétent (« Le principe de Peter »). Vous pouvez vous retrouver à un poste dont vous ne maîtrisez pas encore toutes les facettes.

Que faire ? Si vous êtes arrivés là c’est que vous êtes censé assurer ? Eh bien non, pas toujours.

Il vous manque quelque chose pour gagner en performance, sérénité, qualité relationnelle ?

Si vous en êtes conscient, c’est un excellent début.

2) Vous souhaitez mieux comprendre pour mieux agir

J’ai croisé bon nombre de personnes qui ne questionnent pas leur pratique professionnelle.

Et ce, pour trois principales raisons :

  • « Pas le temps » : vos journées sont trop courtes, la tête dans le guidon, tellement de choses à gérer au quotidien !
  • « Tout va bien » : vous le savez, c’est là une forme de déni de la réalité…qui ne dure qu’un temps
  • « A quoi bon ! » : face aux difficultés récurrentes rencontrées au travail, suite à des échecs répétés ou à une absence de retour sur investissement, vous entrez dans le mécanisme de la « résignation acquise » mise en évidence par le Psychologue Martin Seligman. 

Le point commun entre ces situations ? Elles génèrent de la frustration, un mal-être, vous êtes en situation de risque psychosocial.

La différence ? Lorsque vous essayez de comprendre ce qui vous arrive et tentez d’analyser vos difficultés, vous entrevoyez un futur souhaitable.

…ou alors vous essayez de comprendre, vous vous savez pris au piège de certaines situations /relations, sans savoir comment en sortir.

Dans ce cas, vous avez déjà fait le premier pas vers un changement.

3) Vous voulez des changements concrets

Cette prise de conscience, loin de vous enfermer, va vous ouvrir des perspectives.

La formation continue offre aujourd’hui des thématiques très riches et diverses pour vous y aider. Vous aurez fait un bout du chemin en suivant des formations spécifiques pour, justement, monter en compétences.

Puis vous vous rendrez compte que cela ne suffit pas à apporter un changement, que vous avez l’impression que l’effet de la formation « retombe » comme un soufflet, bref, que la dynamique insufflée s’évapore.

Il convient d’aller chercher plus loin les causes de ce qui nous empêchent d’avancer au travail.

Un travail plus approfondi et personnalisé est nécessaire.

Vouloir changer en mieux, mais précisément, dans quelle direction? Avec quels objectifs ?

Ils peuvent être divers :

  • Mieux gérer vos émotions  (hypersensibilité, anxiété, colère..)
  • Retrouver des relations apaisées avec vos collègues
  • Vous affirmer dans votre quotidien face aux autres
  • Regonfler votre estime de vous
  • Repenser votre posture managériale
  • Développer vos qualités d’écoute
  • Mieux gérer vos priorités
  • Gérer les conflits de manière plus efficace
  • Diminuer votre stress au quotidien
  • Augmenter votre qualité de vie au travail

4) Vous acceptez de l’aide pour pouvoir devenir autonome par la suite

Dans un premier temps, il s’agira d’accepter de s’engager à deux, dans une démarche de co-construction, de remise en question dynamique et positive pour ensuite gagner en autonomie progressivement sur le terrain professionnel.

Parce que cet accompagnement :

  • Rend possible une mise à distance qui à elle seule suffit à amorcer la réflexion sur sa pratique professionnelle, son positionnement, sa posture managériale, ses difficultés
  • Permet de faire le tri entre ce sur quoi vous pouvez agir et le reste, entre ce qui est important à vos yeux et ce qui l’est moins
  • Précise les objectifs du changement que vous souhaitez à traduire en plans d’actions concrets
  • Vous propose des grille de lecture des situations rencontrées au travail, des outils concrets à tester sur le terrain

… vous disposerez alors des clefs de votre évolution, vous pourrez mesurer vos progrès dans le temps, pour aller vers davantage de liberté et de sérénité au travail… tout seul !

Réussir à l’oral face à un jury


Ça y est !

Vous avez réussi la première étape, celle des écrits et vous voilà admissible à l’oral de motivation, dernière marche avant d’atteindre le Saint Graal, intégrer une école de commerce, d’ingénieur, Sciences Po, devenir agent des douanes ou bien attaché de la fonction publique territoriale…

Vous connaissez votre valeur, avez mesuré l’étendue de votre motivation.

Votre conviction est bien ancrée, c’est dans votre cœur, dans vos tripes.

Dans votre tête, les idées sont claires mais un doute persiste encore… sur le moment où vous présenterez en quelques minutes, celui où vous vous vous prêterez au fameux jeu des questions- réponses.

Cette appréhension, cette petite boule au ventre sont liées à l’importance, à l’enjeu que représente la réussite de cet oral pour vous.

… mais ce trac, saviez-vous que le jury l’a aussi ? 

Ayant été moi-même jurée d’épreuves orales aux côtés de « confrères de la sélection »,

Ayant recueilli de nombreux témoignages de candidats coachés,

Je souhaite partager avec vous ce qu’il se passe dans la tête des membres d’un jury. Que se disent-ils ? Que recherchent-ils ?

Pourquoi auraient-ils le trac ?

Tout simplement, parce que, comme pour vous, mais à un autre niveau, cet oral comporte un enjeu, voire plusieurs…

Je vous les dévoile ici.

1) Évaluer au plus près vos compétences et qualités 

A-t-on bien exploré à travers vos mots, le récit de vos expériences académiques, professionnelles, associatives ?  Ce qui pourrait se traduire en termes de :

  • Savoir-faire (savoir s’organiser, travailler en équipe, coordonner, manager, relever des défis …)
  • Façons d’être avec les autres (les fameuses soft-skills : communiquer, savoir écouter l’autre, faire preuve d’empathie…) ?

2) Le jury doit vous connaître rapidement

Pour s’assurer de la correspondance entre ce que vous êtes et le profil recherché par l’école/ l’institution, le jury cherche aussi du côté de votre personnalité.

Il s’agit là de vous connaître … en quelques minutes !

Comment exploiter ce temps très court pour discerner au mieux les contours de votre personnalité, ce qui fait sa « couleur » unique ?

3) Jury d’oral : une véritable course!

Une journée de juré de sélection peut s’apparenter à un véritable marathon.

C’est pourquoi il est primordial que l’attention que l’on vous porte et la pertinence des questions posées soient de qualité, et ce, quel que soit votre ordre de passage.

C’est la raison pour laquelle en fin de journée, les membres du jury se doivent de redoubler de vigilance pour vous donner toutes vos chances… ils n’en dormiront que mieux le soir !

4) Appréhender votre motivation pendant une épreuve orale

Il est bien là le mot-clef de cet entretien, qui se résume à une simple question :

Pourquoi ?

Pourquoi ce domaine d’études ? ce concours?

Pourquoi cette école, et je précise, cette école en particulier ?

Pour quel métier plus tard ?

Quel poste ?

Le juré de sélection opère un véritable travail d’explorateur plus ou moins facile selon les candidats. Certains auront su trouver les mots justes, ce qui est primordial, d’autres seront moins précis, plus stéréotypés dans leurs réponses….

Comment le jury peut-il alors faire la différence entre deux candidats tout aussi motivés, sauf que l’un aura su le démontrer le jour J, mais pas l’autre ?

Si la préparation de votre entretien prend tout son sens, c’est bien là…. Ce sera gagné aussi pour les membres du jury qui verront alors ce que j’appelle « des étoiles dans vos yeux »

5) Évaluer votre capacité à rester authentique à l’oral

La clef est de vous mettre à l’aise, sinon, on ne dépassera pas la couche de ce vernis que certains portent le jour de l’oral : à savoir un discours plaqué, polissé, voire formaté par trop de préparation (s’il vous plaît, ne récitez pas !).

Cette couleur unique qui est la vôtre, vos vraies motivations doivent transpirer et ainsi vous rendre convaincant.

Donc le jury n’aura aucun intérêt à vous mettre en difficulté, car dans ce cas, vous risqueriez de vous fermer, et les étoiles dans vos yeux seront alors reléguées aux confins de l’univers !

6) L’importance du non verbal dans un oral réussi

À savoir avec une grande attention.

Une attention pleine, concentrée, pour ne pas passer à côté de ce qui est important à vos yeux et à ceux du jury, pour entendre au-delà des mots, c’est-à-dire votre langage non verbal.

Votre gestuelle, votre respiration, vos mimiques, vos regards, vos silences, le volume, l’intonation, le débit de votre voix….

Autant de paramètres pris en compte et qui viennent, selon les cas, servir les mots, appuyer le discours par endroits, ou bien produire l’effet inverse !

Dans ce cas, ces signes seront interprétés : vos interlocuteurs en déduiront un manque de préparation, un stress qui vous parasite, ou bien, pire encore, un manque d’honnêteté dans vos réponses.

Donc, vous l’aurez compris, si le jury a le trac à l’oral c’est que :

  • Premièrement, cet exercice comporte, comme on l’a vu, des enjeux multiples pour être au plus juste et au plus près de ce que vous êtes et de vos motivations
  • Deuxièmement, vous faire passer ce type d’entretien exige de nombreuses compétences pour s’assurer que vous serez des personnes impliquées dans votre travail, engagées vis-à-vis des autres et épanouies dans les années à venir

A la fin de cet article, peut-être subsiste-t-il dans l’esprit de certains d’entre vous une ultime question : « Et le bon et le mauvais flic dans tout ça ? C’est vrai ? »

Non, même si chaque membre du jury a sa personnalité, ses propres filtres, son humeur du jour, les questions qui pourraient vous déstabiliser ont pour objectif d’évaluer votre capacité à rebondir, à vous adapter à l’imprévu.

Car après tout, être à l’aise à l’oral et dans un entretien c’est aussi savoir accueillir cette part d’inconnu et de spontanéité dans l’échange.

Pensez-y, le jury a le trac, il faut donc le rassurer !

5 clefs à connaître pour une meilleure gestion des situations difficiles au travail


Qui n’a jamais entendu dire « avec untel ce n’est même pas la peine d’essayer de communiquer », ou bien « là je crois que je suis dans une impasse avec mon n+1 », ou bien encore « personne ne me comprends ou je suis en train de devenir fou » ?

Nous avons tous un jour ou l’autre été confrontés à ce genre de situation et l’on peut se trouver démuni malgré toute notre énergie déployée pour tenter de dénouer une relation conflictuelle, ou d’alléger l’ambiance au travail.

Et si vous choisissiez de mettre cette même réserve d’énergie au bon endroit afin qu’elle soit utilisée efficacement ?

Voici quelques clefs que je souhaite partager aujourd’hui avec vous :

1 – RANGEZ AU PLACARD VOS MAUVAISES HABITUDES

Vous venez de prendre conscience que face aux mêmes types de situations ou de personnes, vous aviez tendance à réagir un peu souvent de la même manière…. Avec des conséquences pouvant être déplaisantes pour vous et votre interlocuteur, laissant un goût amer et bien des ruminations délétères.

Certes, peut-être que les objectifs de l’équipe sont atteints mais à quel prix ? Il s’agit là d’un piège classique en communication qui consiste à persister à se comporter toujours de la même manière … en obtenant toujours le même type de résultats insatisfaisants. Pourquoi ?
Parce que notre cerveau est pris au piège des réflexes pavloviens, et que l’on n’a pas idée que l’on pourrait faire différemment, à commencer par remiser ces vieilles et mauvaises habitudes au placard et adopter le grand angle…

2- OPTEZ POUR LE GRAND ANGLE

Comme pour la photographie, un des avantages du grand angle est de pouvoir cadrer très large, en ayant davantage d’espace dans l’image. Ce qui permet d’apprécier le paysage, ce qui le compose, y compris les éléments en arrière-plan. De la même manière, dans une situation conflictuelle, lorsque nos émotions, si puissantes à ce moment-là embuent nos capacités d’analyse et de compréhension, il devient nécessaire de prendre du recul pour prendre en compte ces éléments en arrière-plan.

Cela revient à se poser par exemple des questions comme celle-ci : quelles seraient les autres hypothèses, explications possibles à ce comportement ou attitude du client/collègue mécontent qui « nous agresse » de bon matin ? Quelle différence entre l’objet apparent du conflit et son motif réel ? Quels sont les enjeux pour les différents acteurs concernés ? Le conflit se situe-il au niveau relationnel ou au-delà, organisationnel ? Ce travail de relecture objectivée permet déjà d’y voir plus clair.

Dans la relation à l’autre, on peut se permettre le pas de côté.

3FAITES UN PAS DE CÔTE

Faire un pas de côté, c’est d’abord éviter sur le moment le face à face, l’affrontement, réaction de défense qui nous viendrait spontanément. C’est ensuite opter, pour une autre voie, sans doute moins « facile » mais tout à fait possible.
Faire un pas de côté c’est décider, en toute conscience, d’un changement : dans votre façon de percevoir les intentions de votre interlocuteur, d’aller au-delà de qui est apparent et que l’on pensait évident jusque-là. C’est se demander : et si telle personne était en difficulté, si elle s’y prenait simplement de façon (très) maladroite pour exprimer une demande, une insatisfaction à mon égard ? Si ma façon d’être en relation induisait, malgré moi une distance voire de l’agacement chez l’autre ? Si moi aussi j’étais responsable, tout comme l’autre de la qualité de notre relation ? Si au lieu de réagir en haussant le ton, j’apprenais à observer et à écouter ?

L’école de Palo-Alto nous a laissé en héritage cette découverte merveilleuse que chacun est responsable de la qualité relation et que celle-ci est systémique (cf. Paul Watzlawick, Janet Helmick Beavin, Don-D Jackson). Il s’agit, vous l’aurez compris, de prendre soin de la relation, tout en opérant un travail de recentrage.

4 – REVENEZ À VOTRE CENTRE

Notre centre de gravité, situé entre le nombril et le pubis, est le point du corps où se concentrent les forces physiques qui nous permettent de nous tenir en équilibre, de nous déplacer. Là aussi se trouve notre ventre, siège des émotions, et on le sait maintenant, en communication permanente avec notre système nerveux central. Pas étonnant que des contrariétés, irritations, problèmes rencontrés au travail se manifestent physiquement aussi à cet endroit du corps, mais pas que !

Les émotions trouvent leur expression à travers des manifestations physiques et physiologiques qui ont pour fonction de nous alerter sur ce qui vient troubler voire mettre en danger notre santé physique et mentale.
Revenir à son centre, en son centre, c’est apprendre à écouter cette petite voix qui nous demande de prendre soin de nous. C’est se demander ce que cette émotion dit de nous, de notre besoin, au travail, d’être entendu, respecté, soutenu, reconnu et j’en passe…. Idem chez l’autre !

Ce n’est donc pas, dans une situation conflictuelle, la colère en elle-même qui est en cause, non, au contraire, elle est une amie à qui l’on doit tendre l’oreille, prêter toute notre attention. Que dit-elle de ce qui est important chez nous et qui là demande à être respecté ? entendu ?

Commencez par mesurer la différence entre les deux affirmations suivantes :
« Jean-Paul m’a agressé » et « Là, JE me sens blessé face à l’attitude de Jean-Paul », ce qui peut déjà faire une première différence, et de taille !
Ressentir de la colère est tout à fait normal. C’est la manière dont elle se manifeste à l’autre, de façon maladroite, excessive, ou bien larvée mais bien visible aux yeux de son entourage, qui mérite qu’on y travaille.
Revenir en son centre c’est par conséquent apprendre à mieux s’écouter et respecter ce qu’il s’y passe, et ainsi mieux comprendre nos propres réactions.

5 – DEVENEZ COUTEAU SUISSE

Enfin, parce qu’à l’école on nous apprend les règles du vivre ensemble sans forcément nous fournir la boîte à outils qui va avec, il est indispensable de développer nos potentialités d’être en relation avec son entourage. Compétences relationnelles qui nous servent au sein de nos diverses sphères d’appartenance où nous tentons de nous épanouir : sphère familiale, professionnelle, associative, amicale…
Ces compétences sont bien inégales entre les individus. Selon l’éducation reçue et les expériences de chacun, nous oscillons entre deux modèles : le canif et le couteau suisse.L’un présente la seule option de pouvoir couper ; l’autre peut être utile dans bien des situations, dont celle d’ouvrir une bonne bouteille de Bordeaux !

A l’échelle relationnelle, vous l’aurez compris, l’individu « couteau suisse », parce qu’il disposera d’une palette d’outils large, saura s’adapter aux situations et à la grande variété des interlocuteurs qu’il rencontrera, il privilégiera la qualité des relations sans perdre de vue les objectifs à atteindre, se montrera coopératif, à l’aise dans la gestion de conflits, voire jouera le rôle de médiateur dans certaines situations.

Ces compétences relationnelles quelles sont-elles ? Savoir observer une situation, écouter vraiment son collaborateur, apprendre à reformuler pour être sûr d’avoir compris pour l’un et d’avoir été entendu pour l’autre, s’affirmer dans ses relations, maîtriser les techniques de gestion de conflit.

Tout un programme…. passionnant !

Une émission sur la prise de parole en public sur France inter


Parler en public ça s’apprend. Un bon discours est le résultat d’un travail de préparation, d’entraînements pour s’ajuster au plus près de son auditoire et faire mouche!

Or l’école aujourd’hui en France offre hélas trop peu d’occasions  d’exprimer sa pensée, de défendre ses idées, de faire partager une passion, une conviction auprès d’un auditoire. Ce qui explique la boule au ventre, les mains moites, la peur du regard des autres… pour un résultat souvent moyen.

Être à l’aise à l’oral  est pourtant indispensable pour  trouver un stage, passer un concours, mais aussi convaincre des investisseurs, répondre aux besoin de ses clients, travailler en équipe…

Bref, une parole maîtrisée donne un pouvoir immense, celui d’agir sur nos relations, d’augmenter nos chances d’atteindre nos objectifs,  y compris celui d’aller vers davantage de confiance en soi. Un vrai cercle vertueux!

En préambule, pour aller à l’essentiel sur ce domaine passionnant,  voici une émission sur France inter à réécouter :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-16-janvier-2019

 

 

 

 

 

Enfin une approche riche et sereine en matière d’orientation !


En ce début d’année, émergent déjà ou se confirment des choix en matière d’orientation professionnelle.

J’ai constaté autour de moi que peu de gens connaissent les conférences O21 organisées par le groupe Le Monde. Loin des salons que l’on arpente dans d’immenses hangars, un peu perdus, stressés aussi parfois, il s’agit-là d’une autre manière d’envisager l’orientation. Tellement salutaire ! Dynamisantes, positives, ces conférences sont riches de témoignages et d’expériences où les chemins de traverse peuvent aussi mener à ce que l’on souhaite faire. Les contenus participent pleinement au mûrissement de la réflexion,  au cheminement personnel du jeune, dans une perspective de compréhension du monde de demain.

Lorsque le choix est éclairé, cela change tout. Il renforce la motivation, véritable carburant nécessaire pour réussir une lettre, un entretien, un cursus, car on sait pourquoi on est là !

 

En 2019, « Le Monde » vous donne rendez-vous à Saint-Etienne, Marseille, Nancy, Paris pour y assister. Bordeaux ce fut l’an dernier. Qu’importe, vous aurez la chance de visionner ces conférences et celles des années précédentes en vous promenant sur le site : https://www.lemonde.fr/o21/